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Quelle place pour l'énergie dans la psychologie énergétique ?

Malgré le nombre grandissant d’études confirmant leur efficacité, l’adhésion du corps médical aux méthodes de la psychologie énergétique est limitée par l’usage vague du terme d’ « énergie » dans le nom du champ et ses cadres explicatifs. Dans cette étude le psychologue et chercheur David Feinstein, Ph.D. (1), se penche ici sur la question de savoir si le concept d’ « énergie » est nécessaire pour expliquer intégralement les résultats cliniques observés à la suite de traitements en « psychologie énergétique ».

Des éléments de preuve ont étés découverts, montrant que des modulations dans trois types d’énergies – les signaux électromagnétiques, les ondes cérébrales et les champs énergétiques – confèrent aux protocoles de psychologie énergétique leur capacité à modifier rapidement des schémas cérébraux bien établis. Les signaux électromagnétiques qui atténuent l’état d’alerte dans l’amygdale varient selon la stimulation de points d’acupressure choisis (ou acupoints). La stimulation d’acupoints génère aussi la production d’ondes delta, qui neutraliseraient les voies neuronales responsables des peurs non adaptées. De plus, les champs énergétiques qui organisent l’activité neuronale offrent une solution potentielle à un dilemme neuroscientifique. Les modèles neurologiques conventionnels n’expliquent pas comment les différentes activités cérébrales impliquées dans le traitement d’informations se coordonnent. Tout comme il a été prouvé que les champs électromagnétiques organisent l’activité cellulaire liée à la cicatrisation, les champs énergétiques pourraient organiser les processus neurologiques. La disparition rapide de souvenirs envahissants bruts qu’accomplit la psychologie énergétique est partiellement imputable à la capacité qu’a la stimulation de points d’acupuncture à impacter directement ces « champs organisants ». Un modèle de travail destiné à expliquer les résultats des traitements en psychologie énergétique se fonde sur trois axiomes concernant les champs électromagnétiques et les énergies plus « subtiles » en psychothérapie : 1) l’énergie est une dimension omniprésente du corps et de l’esprit qui peut être influencée de sorte à obtenir un résultat particulier sur l’un ou l’autre ; 2) l’énergie est un vecteur d’information ; et 3) les interventions cliniques peuvent mobiliser les voies par lesquelles les champs énergétiques s’influencent entre eux et influencent l’activité neuronale par résonance.

(1) Une partie de cette étude est reproduite ici avec la permission de David Feinstein et de Dawson Church, son éditeur (Energy Psychology Press).

(...) Un programme de recherche à long terme de la Harvard Medical School employant l’IRMf et les PET scans a démontré que la stimulation de certains points d’acupressure provoquait une réduction sensible de l’activité de l’amygdale et d’autres zones du système limbique (Dhond, Kettner et Napadow, 2007 ; Fang et al., 2009 ; Hui et al., 2000, 2005). Les protocoles de psychologie énergétique combinent la stimulation de points d’acupressure avec l’activation d’émotions dont le patient veut se débarrasser par l’exposition imaginaire, en gardant généralement à l’esprit un souvenir problématique ou un déclencheur émotionnel. Cela provoque simultanément une accentuation de l’état d’alerte (par l’exposition imaginaire) et une atténuation de l’état d’alerte (par les signaux électromagnétiques envoyés au système limbique lors de la stimulation d’acupoints). En réconciliant ces signaux contradictoires, le cerveau devient capable de faire face au souvenir ou au déclencheur sans que le système limbique ne soit activé. Si les chercheurs de Harvard ont utilisé la technique traditionnelle d’acupuncture avec des aiguilles comme principal moyen de stimuler les acupoints qu’ils étudiaient, un certain nombre d’autres chercheurs ont observé un retour à la normale des schémas d’ondes cérébrales à la suite d’un traitement par stimulation d’acupoints pour des troubles neurologiques et des troubles liés à l’anxiété (Diepold & Goldstein, 2009 ; Lambrou, Pratt et Chevalier, 2003 ; Swingle, 2010 ; Swingle, Pulos et Swingle, 2004). Une étude en double aveugle comparant l’acupuncture par ponction à l’aiguille avec la pression sans pénétration de la peau a également mis en évidence des résultats équivalents pour ces deux interventions (Takakura et Yajima, 2009). Que ce soit en utilisant des aiguilles, en stimulant manuellement ou en employant d’autres moyens, le processus est lancé par la génération d’un courant piézoélectrique (un courant électrique produit par la pression mécanique) selon le même principe que celui qui est utilisé pour produire l’étincelle dans les briquets dits « électroniques » ou les barbecues à gaz. Les courants électriques sont ensuite transmis aux cellules, aux organes et aux autres systèmes biologiques du corps par le biais des tissus conjonctifs (Oschman, 2003).

Nous avons donc là un mécanisme d’action plutôt bien établi pour les protocoles de psychologie énergétique : les signaux électriques produits par la stimulation des points d’acupressure choisis atténuent l’activité limbique. Un second procédé a été identifié, impliquant pour sa part les ondes cérébrales. L’imagerie par EEG a montré que la stimulation sensorielle à répétition – ici, la stimulation des points d’acupressure – provoque une forte augmentation de l’amplitude des ondes delta dans les zones du cerveau impliquées dans les souvenirs de peur. Après plusieurs minutes de stimulation, il a été montré que ces ondes delta amplifiées perturbaient les réseaux mnémoniques activés d’une manière qui rappelle le « système de révision naturelle de la mémoire » lié aux ondes delta du sommeil (Harper, 2012, p.61). En particulier, les récepteurs de glutamate des synapses, qui régulent les souvenirs de peur, seraient « dépotentialisés[1]  par ces puissantes ondes d’activation neuronale » (p.61). Lorsque les circuits neuronaux de l’amygdale, qui maintiennent l’état d’alerte, sont désactivés de la sorte (pendant quasiment n’importe quel protocole de thérapie par l’exposition employant la stimulation sensorielle à répétition sur la partie supérieure du corps, selon les recherches de Harper), « la base matérielle du souvenir de peur a été retirée » (p. 64). Ruden (2010) s’est basé sur cette découverte, entre autre, pour concevoir un protocole sophistiqué pour le traitement des traumatismes. (...).

Les trois systèmes énergétiques primaires de la psychologie énergétique

En quelque sorte, la psychologie énergétique est à la médecine énergétique ce que la psychiatrie est à la médecine conventionnelle. La psychiatrie applique des principes et des procédés médicaux pour améliorer la santé mentale du patient, la psychologie énergétique applique des principes et des procédés de médecine énergétique dans le même but. En plus de formes d’énergie classiques de l’ordre de l’électromagnétique, les thérapeutes énergéticiens pensent aussi travailler avec des énergies « subtiles », plus difficiles à détecter et à mesurer (Collinge, 1998). L'Association for Comprehensive Energy Psychology (www.energypsych.org) distingue trois systèmes d’énergies subtiles pouvant être manipulés lors des interventions psycho-énergétiques : 1) les voies énergétiques, telles que les « méridiens » ; 2) les centres énergétiques, tels que les « chakras » ; et 3) les champs énergétiques entourant le corps, scientifiquement dénommés « biochamps » ou connus dans les traditions médicales et spirituelles comme l’ « aura ».

Ces trois formes d’énergie subtile – les méridiens, les chakras, et les biochamps – ont été découvertes et utilisées par des guérisseurs dans le monde entier pendant des millénaires. Au moins 97 cultures font référence à l’aura humaine, chacune d’entre elles lui donnant un nom en particulier (White et Krippner, 1997). Les chakras, selon Collinge (1998), sont des centres majeurs, tant pour l’énergie électromagnétique que pour l’énergie vitale, [qui] sont reconnus dans des cultures indigènes du monde entier. La tradition Huna de Hawaii les nomme « centres auw » ; la Cabbale les appelle «  centres de l’arbre de vie ». La tradition Taoïste chinoise les appelle dantien et la théorie du yoga les appelle « chakras ». (p. 35)

Une « énergie vitale » traverserait aussi le corps le long d’un réseau de voies invisibles que la médecine traditionnelle chinoise appelle « méridiens » et la tradition yogi d’Inde ancienne appelle « nadi ». Chacun de ces trois systèmes énergétiques – l’aura, les chakras et les méridiens – impliquerait des énergies électromagnétiques ainsi que des énergies subtiles.

Les éléments empiriques corroborant l’existence des énergies subtiles

Non seulement l’existence de l’aura, des chakras et des méridiens est corroborée par sa présence dans de multiples cultures, mais chacun d’entre eux a été repéré par des mesures électromagnétiques et d’autres formes de vérification physique. En fait, des centaines d’expériences employant des dizaines d’instruments non-conventionnels ont mis en évidence l’existence d’énergies qui ne sont pas décrites dans les cadres conventionnels (Church, 2009 ; Collinge, 1998 ; Dale, 2009 ; Gerber, 2001 ; Oldfield & Coghill, 2011 ; Swanson, 2003, 2010 ; Tiller, 1997). Il existe par exemple une démonstration puissante de l’existence des énergies subtiles faite en laboratoire, d’abord en Russie puis sous la forme d’une suite d’expériences collaboratives réunissant l’institut HeartMath en Californie et l’institut de physique biochimique de l’Académie des Sciences de Russie (Poponin, 2012) : un faisceau laser envoyé dans un espace vide montrait nettement les schémas du champ énergétique de ce vide après qu’une boite hermétique contenant de l’ADN ait été placée à l’intérieur.  Après que cet ADN ait été retiré de cet espace en le maintenant sous vide, le laser était à nouveau envoyé dans le vide : cette fois, des schémas d’oscillation lumineuse qui n’étaient pas présents dans le vide avant l’insertion de l’ADN avaient subsisté après que l’ADN ait été retiré. Ces oscillations résiduelles sont considérées comme l’empreinte de l’ADN en énergie subtile. Si elles avaient été des empreintes électromagnétiques, qui se diffusent à la vitesse de la lumière, ces traces auraient très rapidement quitté l’espace clos ou y auraient été absorbées. Mais, comme le faisait remarquer Swanson (2010), elles avaient « une existence stable et indépendante ».

Partant du principe que ces énergies sont plus qu’un simple artefact de la nature, Swanson (2010) a avancé que « les énergies subtiles modifient les forces connues de l’électromagnétisme, de la gravité, et de l’activité nucléaire [et] semblent être à la source des auras et des chakras et du qi [force vitale] qui traverse le système des méridiens d’acupuncture dans le corps » (pp. 48-49). Pour les psychothérapeutes, la qualité la plus stimulante des énergies subtiles est probablement leur capacité à « réagir à et à interagir avec les pensées » (Swanson, 2010, p. 50). L’influence de l’intention sur la croissance des végétaux (McTaggart, 2007 ; Tompkins et Bird, 1973) et la guérison (Schmidt, 2012), ainsi que sur les instruments mécaniques (Nelson, Bradish, Dobyns, Dunne et Jahn, 1996 ; Tiller, 1997), est corroborée par des éléments empiriques forts et il semblerait bien qu’une forme d’énergie subtile serve d’intermédiaire (Dale, 2009).

Un modèle de travail pour la psychologie énergétique

Il est bien établi que les souvenirs, les croyances, les sentiments, les pensées et les habitudes comportementales sont codés dans le cerveau. Il n’y a également aucun doute quant au fait que l’énergie transporte des informations, comme le font les ondes lumineuses qui vous permettent de lire ces mots, comme le font également les ondes sonores, les ondes radio et d’autres fréquences électromagnétiques telles que les rayons X. On connait beaucoup moins bien la manière qu’ont ces énergies électromagnétiques d’interagir en coordonnant des processus psychologiques, les champs énergétiques permettant d’organiser les neurones du cerveau lorsqu’ils codent l’information.

Le modèle explicatif original de la psychologie énergétique était la formulation de Roger Callahan des « thought fields », des « champs de pensée ». Callahan voyait le champ de pensée comme un « champ de force » du corps, « transportant des pensées et des informations » (Callahan et Callahan, 2011, p. xxi). La Thérapie des champs mentaux de Callahan enseigne au client comment s’accorder au champ de pensée associé à un problème psychologique. La stimulation de certains points d’acupressure à la suite de l’activation mentale de ce champ de pensée neutraliserait les perturbations énergétiques liées à ce problème. Le résultat escompté de cette suite d’actions est une altération du champ de pensée qui entretient les réactions émotionnelles, les comportements et les modes de pensée problématiques. (...).

L’énergie transporte des informations

Des informations sont transportées dans l’énergie émise par d’innombrables appareils, du routeur wifi à la tour de télécommunication. En fait, l’information a été décrite comme « de l’énergie qui vibre » (Dale, 2009, p. 4), avec des amplitudes et des fréquences capables de coder des informations qui peuvent être « stockées ou appliquées » (p. 5). Les ondes électromagnétiques vont des basses fréquences, telles que les ondes radio, qui peuvent traverser des milliers de kilomètres, aux hautes fréquences, dont la longueur d’onde est plusieurs fois plus petite qu’un atome.

Il semblerait que les interventions psycho-énergétiques provoquent des changements dans les systèmes énergétiques qui codent l’information psychologique, et en particulier dans les méridiens, les chakras et les biochamps qui entourent le corps. Les chakras, par exemple, sont un ensemble de champs énergétiques liés entre eux qui – selon les guérisseurs énergéticiens qui travaillent avec eux – jouent un rôle crucial dans la gestion des souvenirs et le maintien des schémas psychologiques (Judith, 1987). La subtilité de cette information et la quantité de détails qu’elle transporte pourrait être surprenante, comme le donne à penser ce rapport de la guérisseuse énergétique intuitive Donna Eden (2008) :

Chaque chakra descend en spirale, à travers plusieurs couches, dans le corps. […] Si je descends assez profondément dans le champ, j’atteins le quatrième, le cinquième, le sixième niveau, j’ai des images et des histoires. Quand je raconte ces histoires, la personne les confirme généralement sur le ton de la surprise.  En travaillant sur le chakra du cœur d’une femme de 36 ans assez morose, je racontais : « j’ai l’impression de voir le monde dans les yeux d’un enfant de sept ans et je viens de perdre quelqu’un qui m’était très cher. Ce n’est pas un parent, peut être un frère ou une sœur ? Mon chagrin est insurmontable. Mon cœur se ferme ». Etonnée, elle répondait en sanglotant : « C’est quand Robert, mon grand frère, s’est fait tirer dessus par accident par un garçon du voisinage qui jouait avec le pistolet de son père. Il est mort deux jours plus tard » (pp. 155 – 156).

Par delà la mémoire contenue dans le champ énergétique de son chakra, il y avait des instructions qui empêchaient cette femme, Gail, de se risquer à des relations trop intimes. Dans cette interprétation, les apprentissages implicites sont codés dans le champ énergétique aussi bien que dans les neurones. Après la mort de son frère, Gail ne s’était plus jamais autorisée à aimer quelqu’un aussi fortement. Une fois que les techniques énergétiques eurent  rétabli l’ordre et l’équilibre dans les énergies perturbées que contenait le chakra de son cœur, elle a vécu un changement interne vis-à-vis de ce problème. La même séquence de reconsolidation que celle décrite précédemment s’est produite en elle, mais l’intervention énergétique passait cette fois par le chakra du cœur au lieu de la stimulation d’acupoints. La douleur liée à la mort de son frère a été activée et le chakra de son cœur a été simultanément rééquilibré, et le fait de pouvoir repenser à la mort de son frère sans en souffrir constituait l’expérience de juxtaposition permettant à sa peur-réflexe vis-à-vis des relations intimes d’être éradiquée pour que des stratégies plus adaptatives puissent être développées. En fait, Gail a dit avoir accompli une « avancée » dans son couple, lui permettant d’accéder à de nouveaux niveaux d’intimité dans la semaine suivant l’intervention. S’il se peut, évidemment, que ce soit une coïncidence, la corrélation entre des modifications apportées sur des problèmes fondamentaux lors de séances de psychologie énergétique et des changements dans les schémas émotionnels et comportementaux sont souvent rapportés.

Les chakras, selon Eden (2008), contiennent des informations psychologiques et stockent des souvenirs dans un système distinct qui fonctionne en parallèle de la mémoire contenue dans les neurones du cerveau, les influence et, en quelque sorte, les duplique. Aussi étrange que cela puisse paraître aux yeux des Occidentaux, les processus « mentaux » ne sont plus considérés comme étant limités au seul cerveau. Les neurosciences ont démontré que la mémoire et l’intelligence sont distribuées dans l’ensemble du corps dans un vaste réseau de communication cellulaire corps-esprit (Pert, 1999).

Si la première prémisse d’un modèle explicatif des mécanismes en jeu dans la psychologie énergétique est l’idée qu’il existe des énergies qui peuvent être influencées de sorte à avoir un impact sur la santé mentale et physique, la seconde prémisse est que l’énergie transporte des informations. A tel point que les praticiens psycho-énergéticiens peuvent influencer les énergies du corps et modifier les informations stockées qui sous tendent les processus psychologiques. (...).

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